TVLowCost, l'agence TV conseil en publicité télé économique

L'Agence TV Low Cost spécialisée publicité TV

« On dirait que vous êtes un annonceur et vous avez rendez-vous avec votre agence de publicité traditionnelle High Cost »…

leave a comment »

 ferrari

A quoi ça sert de posséder une « Ferrari », si vous n’avez pas les moyens de « la faire tourner sur le circuit » ?

Après des semaines douloureuses d’allers et retours incessants sur la création de votre pub télé, vous vous êtes, enfin, mis d’accord avec les créatifs de votre agence, ils ont fait un pas (oh un tout petit…et souvent en rechignant) dans votre direction et vous, plusieurs vers eux (parce que tout de même, il faut bien que cette publicité sorte !).
Votre campagne est prête à être tournée. Le grand moment arrive, vous allez lancer la production de votre film télévision…
Ce volet de la collaboration qui s’ouvre avec votre agence va être particulièrement important pour la réussite de la campagne, c’est là où il ne faut pas « se rater » ! Vous risquez, aussi, de découvrir l’importance de la théâtralisation que certaines agences organisent, à dessein, autour de cette étape de travail. Allez « hop », embarquons dans un voyage imaginaire, comme disent les enfants :
« On dirait que vous êtes un annonceur et vous avez rendez-vous avec votre agence de publicité traditionnelle High Cost »…Vous allez, tout d’abord, découvrir qu’il n’y a qu’un seul réalisateur (généralement anglais, américain ou japonais) qui peut exprimer avec justesse et talent votre script publicitaire. Le fait que ce réalisateur ait été couronné récemment au Festival de Cannes par un ou deux Lions d’Or n’a évidemment rien à voir avec le fait qu’on ait pensé à lui, ce n’est que le fruit du hasard.
D’ailleurs, en visionnant sa « bande » vous pourrez juger vous-mêmes du talent qu’il a (« certes, certes, mais il coûte combien ??? »).
Ah bien sûr, comme il a un talent immense, une vraie vision novatrice du métier, des idées très modernes et différentes sur la façon de tourner (ce qui vous garantit une « émergence » forte de votre film dans les écrans de pub), qu’il s’entoure d’une équipe de fidèles assistants internationaux qu’il exige d’avoir avec lui, il est « en exclu » avec une boîte de production. (« Euh, ça veut dire quoi ? » demandez-vous ?)
Oh, peu de choses, il est légèrement plus cher que le budget évoqué, mais il a une « telle puissance dans le traité des images et une si bonne direction d’acteurs » que ce serait vraiment dommage de ne pas le choisir. Et puis il est sous contrat exclusif avec l’une des plus grandes maisons de production de spots de publicité de Paris, ce qui est, là aussi, une garantie absolue de résultat exceptionnel. D’ailleurs, là aussi, regardons ensemble quelques uns des chefs d’œuvre publicitaires tournés par cette boîte de prod…(« oui, c’est vrai, je reconnais que ces spots sont fameux, mais… »)
Quant au tournage, il a eu une idée géniale, vraiment sympa, c’est de tourner le scénario en Uruguay où on est certains d’avoir toute l’année du soleil. Parce que, trouver du soleil garanti en octobre, c’est pas évident, hein ? (« oui, mais, d’un autre côté, on a vraiment besoin de tourner si loin ? La scène se passe toujours dans le jardin d’un pavillon familial avec papa, maman et leurs deux enfants, à table, non ? »)
Ah, oui, là aussi, il a vraiment « enrichi le board » en proposant que cette scène vraiment trop banale, se situe dans une réserve naturelle pour mieux exprimer la « puissance de la naturalité » de votre produit.
En outre, vous rétorque l’agence, l’ Uruguay est réputée pour la qualité de ses équipes de production de films et puis … « ça ne coûte pas plus cher de tourner là bas qu’ici » !
« Ah, bon, et le voyage pour y aller ??? »
Vous savez, ce réalisateur a une vraie maîtrise du 35 mm qu’il utilise avec une Steadycam et on vous garantit que ça se verra vraiment dans le « rendu » de l’image !
« Quoi ? on tourne en 35mm, mais c’est beaucoup plus cher que la vidéo, ça, non ? »
M’enfin, vous ne pouvez pas comparer le piqué du grain du 35 mm avec l’image numérique, et la LUMIERE, menfin, la LUMIERE, voyons…
Pour le reste du dialogue, nous n’avons plus d’enregistrement, lorsque l’agence vous a présenté le devis de production, soudain votre vue s’est brouillée et vous avez perdu conscience…

Toute ressemblance de cette scène avec des personnages ayant existé est évidemment purement fortuite et le fruit du hasard.

Juste une information au passage : sur les quelques 700 spots tournés en 2007 par les maisons de production françaises, plus de 100 l’ont été en Afrique du Sud, Argentine etc. Soyons justes, pour quelques unes de ces campagnes, la présence du soleil était impérative…(Dernière nouvelle, en ce moment, la dernière destination « à la mode » dans les agences de pub parisiennes, c’est l’Uruguay, c’est … pas cher du tout, il paraît… et surtout, les pubeurs ne connaissent pas ce très beau pays!)
La majorité des spots tournés par les maisons de production françaises, l’ont été en format 35 mm (vous savez, le format des caméras « oreilles de Mickey », avec lesquelles on tourne encore les films de long métrage, parce que ces films sont diffusés en salles de cinéma et nécessitent un « piqué » important de l’image.
Il est intéressant, à ce stade, de faire une petite précision : en diffusion TV aucun consommateur n’est capable de faire la différence entre un film bien tourné en vidéo numérique (haute définition) et un film bien tourné en 35 mm… La seule différence, (oh, une paille), est que la note va être augmentée de 50 000 euros en moyenne, pour strictement le même scénario (et un rendu franchement très proche). Car l’équipement coûte cher à louer, la pellicule 35mm est hors de prix, il faut ensuite la transcoder en vidéo pour effectuer le montage qui se fait en numérique, il faut des chefs opérateurs et assistants spécialistes du 35mm, des éclairages beaucoup plus puissants qu’avec la vidéo, des groupes électrogènes plus importants, etc.
Ici, encore, on peut se demander pour quelle raison, vraiment objective, les créatifs d’agence de pub traditionnelles veulent utiliser encore systématiquement ce format qui coûte tellement plus cher à leurs clients ? Les progrès réalisés par la capture d’image numérique sont chaque jour plus impressionnants. D’ailleurs, le film de Jean-Jacques Annaud, « 2 frères », a entièrement été tourné en vidéo numérique haute définition pour que ces petites caméras puissent approcher au maximum des tigres sans danger pour les opérateurs. Son film a été diffusé sur les plus grands écrans de cinéma de la planète (au Grand REX à Paris), sans que personne ne se dise « Oh là, il y a un problème de piqué et trop de grain sur l’image… »
Au final, c’est comme ça qu’on arrive à des budgets de production de spots qui s’envolent : en 2007, le coût moyen d’un spot de pub tourné en France a été de 250 000 €.
Il se chuchote que la vraie raison est la suivante : comme l’obsession collective des agences traditionnelles High Cost est de gagner des récompenses créatives aux multiples jurys des Médailles en Chocolat (CANNES, MERIBEL, STRATEGIES…), et que les jurys créatifs visionnent les films candidats dans des grandes salles de cinéma (LE PALAIS DES FESTIVALS DE CANNES), il faut des films en 35 mm pour être certain que le “grain” du spot soit idéal pour être projeté sur grand écran… Ohhhhh, je ne peux pas croire une chose pareille, non, vraiment…
Alors, tout ça n’est pas bien grave (quoique) si vous êtes une grande marque internationale et que vos spots sont diffusés, et donc amortis, sur plusieurs pays. Quand L’Oréal, Levi’s, Microsoft, Procter & Gamble et autres Coca-Cola ou Nestlé tournent un spot pour le monde entier, le poids de la réalisation dans l’achat d’espace est souvent très modeste. Mais tout le monde n’appartient pas à ce « Club des ténors mondiaux », tout le monde n’est pas présent en prime time de janvier à décembre sur les plus grandes chaînes de chaque pays avec des budgets médias de plusieurs dizaines de millions d’euros…
Rappelons que le budget média moyen investi sur un produit en TV a été de 1 111,6 K€ (source SNPTV). Quand le film tout seul coûte déjà 250 ou 300 000€ et que l’achat d’espace pour le diffuser est de quelques centaines de milliers d’euros, on se dit qu’il y a quelque chose qui « ne tourne pas rond » dans ce système.
Dans la bataille économique pour conquérir l’attention des consommateurs, il est essentiel de maximiser les occasions de contact avec la cible à laquelle on s’adresse pour avoir une chance de lui faire penser à vous, alors, pour faire une analogie sportive :

A quoi ça sert de posséder une Ferrari, si vous n’avez pas les moyens de la faire tourner sur le circuit ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :